Famille Handicap

Lever les yeux…

Une maman raconte son confinement avec un enfant en situation de handicap… 

Aujourd’hui, ça fait ça fait 6 jours que je suis confinée avec mon p’tit loup. 

Ce matin, le démarrage a été plutôt difficile. Je commence à sentir physiquement (mon dos surtout) les effets de ce tête à tête continu avec mon fiston. 

Les « transferts » (mot qui désigne toutes les fois où on « manipule » une personne pour les soins quotidiens ; du lit à sa chaise, de sa chaise aux toilettes, de son siège coqué à la chaise roulante etc) sont lourds pour moi au sens propre comme au figuré. 13 années et quelque 30 kilos qui ne tiennent pas sur leurs jambes, ca fait du volume et du poids à porter ! 

Ce matin, la perspective de vivre une journée en tout point identique à celle d’hier ne m’enchantait pas ; j’étais d’humeur un peu lasse. 

Nous étions au petit déjeuner quand mon garçon a souhaité écouter de la musique ; il a toujours des demandes précises. Depuis petit, il est très réceptif et sensible à la musique et surtout depuis tout petit, il y a de la musique en continu ou presque à la maison. 

Il a ses albums préférés (et ceux-là, à force de les écouter, on n’en peut plus ses sœurs et moi !). 

Mais ce matin, c’était une demande totalement inhabituelle. J’ai mis du temps à comprendre le titre qu’il voulait écouter ; j’ai dû le faire répéter au moins une dizaine de fois, mais il ne s’est pas lassé, ni énervé ; c’est dire que c’était important ! 

Finalement j’ai compris trois mots du titre et je vous le livre interprété ;-) 

C’était le chant de Stéphane Quéry que nous chantons parfois à l’église : « Béni soit le nom du Seigneur ». 

Et nous l’avons écouté ; les paroles ont été pour moi source de réconfort en même temps qu’un puissant rappel ; ce chant nous appelle à bénir en toutes circonstances, quelque qu’elles soient ! 

« Béni soit ton nom, quand je suis dans le lieu désert, et que je marche solitaire, béni soit ton nom. 

Pour tous tes bienfaits envers moi, je te louerai, et dans les temps difficiles, je redirai 

Béni soit le nom du Seigneur 

C’est comme si Dieu me voyait là, dans mon désert, dans mon quotidien ritualisé et m’encourageait à lever les yeux vers Lui et à considérer Sa présence à mes côtés. 

Comme je l’avais déjà réalisé l’an passé, il n’y a qu’un battement de paupières à avoir : on peut choisir de fixer nos tempêtes, nos circonstances ou on peut choisir de regarder à notre Dieu. 

Bénir, dire merci, être reconnaissant, c’est nous détacher de nos soucis, pour fixer les yeux sur Celui qui contrôle tout. 

Ben du coup, ma journée en a été transformée ; et je vous le dis, ce n’est pas la première fois, que Dieu se sert de mon bout’chou pour interpeller et me faire voir les choses à sa manière ! 

A croire qu’il a une connexion privilégiée ;-) Sincèrement, j’aime à le croire ! 

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